Petite vidéo prise par la caméra nocture du Domaine de nos petits occupants qui se chamaillent.

Voici quelques mois qu’un couple de castor est arrivé dans l’étang du Domaine Saint-Roch. Il font un sacré boulot d’aménagement des berges comme en témoignent les photos reprises ci-dessous.

Les castors contemporains sont surtout connus pour les barrages, les digues et les huttes qu’ils construisent sur les cours d’eau et les rivières. Ce sont les seules espèces à produire et entretenir des zones humides ; ils contribuent ainsi à la diversification de l’habitat. Ils ont été chassés depuis l’Antiquité, ce qui a conduit les deux espèces encore vivantes au bord de l’extinction. Les populations se reconstituent peu à peu grâce aux plans de conservation et elles ne sont plus considérées comme menacées au début du XXIe siècle.

En Belgique c’est un groupe d’activistes (une ASBL: Les Rangers Castors) qui réintroduisirent artificiellement cette espèce disparue. En une petite 20taine d’années, la population de castor est en croissance et compte aujourd’hui environ 2000 individus.  Croissance qui devrait continuer car les loups et les ours, prédateurs naturels du castor, ont disparu du territoire belge il y a bien longtemps (quoique pour le loup certaines rumeurs le disent revenu).

En Europe le castor que nous connaissons c’est le “Castor Fiber L.”. Cette « espèce-ingénieur » des écosystèmes est aussi une «espèce-clé» et facilitatrice en raison de sa capacité à retenir l’eau par ses barrages et à accroitre la biodiversité en complexifiant et en ouvrant certaines parties des ripisylves. Il a fait l’objet de nombreuses opérations de réintroduction. Capable de régénérer ou d’augmenter la diversité des espèces localement et à des « échelles paysagères », il est considéré comme un «auxiliaire» de la renaturation et « revitalisation » des cours d’eau, nécessaire à la restauration écologique et à la vie sauvage des cours d’eau.

De loin ou dans l’eau, il peut être confondu avec le rat musqué ou le ragondin (dont le corps est toutefois moins immergé quand il nage ; le castor ne laisse visible hors d’eau que sa nuque et la moitié supérieure de la tête, alors que toute la tête et le haut du dos du ragondin émergent). Le rapport longueur de tête/longueur du corps (sans queue) est d’environ un cinquième pour le castor et d’un tiers pour le ragondin. Le risque de confusion peut poser problème car le retour du castor se fait dans un environnement où rats musqués et ragondins sont souvent présents, et ces derniers, en tant qu’espèces exotiques envahissantes, peuvent être chassés ou piégés.

Petite anecdote, nos ancêtres mangeaient du castor le vendredi car il était considéré comme un poisson…

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